CGT Lycée Victor Hugo : le Medef n’est pas le bienvenue dans les écoles !

Communiqué de la section CGT du Lycée Victor Hugo (Marseille) :

Le mardi 26 mai devait se tenir « Entreprises 13 à coeur » au sein du lycée Victor Hugo (13003 Marseille).
Aux commandes, l’UPE 13 (Medef) qui a reçu la bénédiction du Rectorat.
Cette opération, à destination des élèves de 3e du secteur qui se destinent à la voie professionnelle, visent à relayer la vision patronale de l’entreprise auprès d’adolescents, vu comme de la futur chair à patrons.
Pour la section CGT du lycée, cette propagande est inadmissible, d’autant plus en pleine mobilisation contre le projet de loi El Khomri / Medef.
Nous avions prévu un rassemblement d’accueil devant le lycée, accompagné du tract CGT / Sud (ci-dessous). Nous avions contacté le syndicat départemental CGT Educ’Action, les Unions locales du centre-ville, le comité Chômeurs/précaires et l’Union départementale pour en faire un rassemblement interprofessionnel.
La veille, nous avons appris que le rassemblement était annulé, « sous pression des syndicats enseignants ».Nous sommes satisfait que le patronat ne se sente pas le bienvenue dans les écoles.
Cependant, cette journée est repoussé dans un autre établissement (cf. le communiqué de l’UPE 13 ). Nous demeurons donc mobilisés pour la suite.

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Licencier plus facilement pour créer des emplois ?
Non à la propagande patronale dans les écoles !

L’UPE 13, en accord avec l’éducation nationale, intervient dans les établissements scolaire pour « faire découvrir un métier, une filière et les valeurs de l’entreprise » aux élèves et enseignants.
Or, l’UPE 13, représentant du MEDEF dans le département, appelle à signer une pétition de soutien à la loi El Khomri et une autre contre la surtaxation des CDD.
Au sujet de la loi travail et de la mobilisation qu’elle suscite, l’UPE 13 déclare: « Le projet de loi El Khomri portant sur la réforme du code du travail provoque des débats trop souvent teintés d’approximation, d’idéologie et parfois de mauvaise foi ».

Les salariés, sans-emplois, étudiants et les lycéens qui se mobilisent depuis des semaines n’ont sans doute pas su lire le texte…  Ce sont pourtant nous qui sommes confrontés en premier lieu à la précarisation de nos conditions de travail et de nos vies, fruits des politiques d’austérité et de d’affaiblissement du droit du travail, défendues par les gouvernements successifs et le MEDEF au nom de l’idéologie capitaliste (mais eux en font pas dans l’idéologie, c’est bien connu ..).

Pourtant nous avons bien compris qu’avec cette loi, il s’agit d’une remise en cause sans précédent des avancées sociales consacrées depuis 1910 par le code du travail.
–          Licenciements facilités,
–          Augmentation de la durée maximale du temps de travail,
–          Lente agonie de la médecine du travail,
–          Flexibilisation des congés,
–          Prééminence de l’accord d’entreprise sur la loi…

Les opposants à cette réforme ont par contre bien compris qu’il s’agissait là de pouvoir licencier plus facilement, de précariser toujours plus les salariés, de dégrader encore leurs conditions de travail…. Et pas de créer des emplois mais au contraire d’augmenter une nouvelle fois les bénéfices des chefs d’entreprises et les dividendes de leurs apporteurs de capitaux.

 Les organisations patronales n’ont rien à faire dans les établissements scolaires !

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