Grève à l’épicerie paysanne : derrière la scop, la pénibilité et le mépris

Ce lundi 6 décembre de 15h à 20h, des salariées de l’Epicerie Paysanne,  rue Léon Bourgeois (13001) se sont mises en grève, soutenues par l’Union locale CGT. Elles protestent contre leur mauvaises conditions de travail et demandent une revalorisation de leur salaire. Leur travail, déjà pénible à cause de tout le poids porté – plus de 5 tonnes par jour par personne!-, n’est pas facilité par la gérance qui diminue la masse salariale, ne remet pas les locaux aux normes d’hygiène et sécurité et ne reconnait pas le travail fait.

L’esprit Scop (Société Coopérative et Participative) n’est pas respecté. Les salariés n’ont pas leur mot à dire, autant dans la structure de épicerie (adhérence à la Scop non proposée ou refusée, opacité des postes, des rémunérations et des partages des bénéfices) que dans ce qu’il se passe en boutique (organisation du travail non-horizontale, arrêt des rabais de prix pour les fruits et légumes abîmés, …).

Après deux années Covid durant lesquelles les épicièr.es ont travaillé dur, iels sont épuisé.es et se mobilisent pour faire changer les choses, respecter leurs droits et augmenter leur salaire.

Les grévistes ont accueillis les client.e.s devant l’Epicerie leur proposant  tracts et thé chaud. La plupart ont exprimé leur solidarité, certain;e.s participant de plus à la caisse de grève.

Devant le refus du patron de répondre à leur revendication, une suite de la mobilisation est envisagée.

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