Retour sur la grève des Assistants d’Éducation le 24 Mai

Vie scolaire en colère !

Les assistant-e-s d’Education (AED) étaient en grève ce mardi 24 mai dans le département pour protester contre la précarité liée à notre statut. Une manifestation joyeuse et revendicative, à laquelle participaient plus de 200 AED (spéciale dédicace à celles et ceux venues d’Avignon), est partie du collège Versailles (13003) jusqu’à l’Inspection d’Académie (IA). De nombreux slogans parcouraient ses rangs « On est pas que des pions », « Vie Scolaire en colère, Vie scolaire solidaire ! », « Qu’est-ce qu’on veut ? La prime ! ». Des profs, syndiqué-e-s CGT, SUD et CNT, étaient aussi présent en soutien. Malgré les rumeurs qui disent que la population est remontée contre les grévistes qui prendraient la France en otage, le parcours de la manifestation a été salué de nombreux coups de klaxon de soutien et d’aucune remarque agressive.

Une fois devant l’IA, les slogans et chants ont alterné avec les prises de paroles, reflétant les diverses réalités de ce statut. Et même si l’ambiance était bonne enfant, la police est venue nous demander de dégager de la route, ce que nous avons fait, en nous faisant prier mais en restant pacifique. Nous leur avons tout de même balancé ce slogan radical « Donnez-nous vos carnets ! » (qui n’a jamais fait de portail dans un bahut ne peut pas comprendre).  Les slogans ont repris devant l’IA, dont la grille avait était abaissé pour éviter toute tentative d’occupation (ce n’était pas le but. Pour cette fois).

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Rendez-vous ensuite pour une assemblée générale, afin de faire le point des situations dans les bahuts et lister les revendication en vue d’une audience à l’IA le 30 Mai. Malgré la pause de midi, les AED présent-e-s étaient toujours nombreux, preuve de notre combativité. De longs échanges sur notre travail au quotidien ont évoqué la disparité des situations et les problèmes rencontrés (une collègue enchaînant les statut précaire (CES, CUI, AED) depuis 10 ans dans le même lycée, dans un collège les AED font 42h/semaine avec permanences durant les vacances, des collègues remplissent des fonctions de secrétariat, d’autres suivent des élèves dans leurs stages, soucis pour suivre une VAE, pression sur les AED grévistes ..) . Il a été décidé qu’un rassemblement aurait lieu le lundi 30 Mai à 18h devant l’Inspection Académique, afin de soutenir la délégation qui porterait nos revendications (cf. ci-dessous) lors de sa rencontre avec le DASEN (Directeur académique des services de l’éducation nationale)..

AED ? Kézaco ?

Les AED ont remplacé en 2003 les statuts de MI-SE (étudiant-surveillants) et les emploi-jeunes de l’Éducation nationale. Ce sont les fameux « pions » même si leurs missions peuvent être diverses et variées : gérer les entrées dans les établissements, accueil des élèves, gestion des absence, des permanences, surveillance des récréations, de la cantine mais aussi gestion du foyer, de la cafétéria, aide au CDI (bibliothèque), aide au secrétariat administratif ou à l’intendance …

Partie prenante de la communauté scolaire et pédagogique, les AED en sont pourtant marginalisés de part leur statut précaire et du fait qu’ils ne touchent pas la prime « REP », destinée aux salarié-e-s des établissements scolaire dit « difficiles » alors qu’ils sont en permanence au contact des élèves. Cette injustice a été la première motivation de la mobilisation de ce jour, mais loin d’être la seule.

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Qu’est ce qu’on veut ? La Prime ! (mais pas que)

En plus de la prime REP, parmi les revendications immédiates, il y a la possibilité de signer des contrats de 3 ans. Ce qui est prévu par le statut, alors que des contrat de 1 an maximum sont proposés dans l’Académie. Mais, pour sortir de la précarité, il faut en finir avec ce statut. Nous demandons la création d’un véritable statut d’étudiant-surveillant, permettant de pouvoir poursuivre ses études. Comme c’était le cas pour l’ancien statut de MI-SE avec 28h payés 35h, les écoles ouvertes payés en heures sup’ … Nous demandons aussi la création de vrais métiers sous statut concernant les autres postes (assistant-documentaliste, animateur de foyer, suivi de stages …), avec titularisation et prise en compte de l’ancienneté liée à tous les statuts précaires enchaînés dans l’Education (CES, Emploi-jeune, CUI, AED …). Bien évidement, cette lutte s’inscrit dans le combat contre la précarisation du travail, et de nos vies, et nous sommes nombreux à nous mobiliser aussi contre la loi El Khomri.

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